Environ 2 000 à 3 000 communes françaises ont déjà mis en place un éclairage public intelligent, et le mouvement s’accélère dans le cadre des stratégies de transition énergétique locales.
Depuis 2016, certains quartiers de Toulouse bénéficient d'un dispositif reposant sur des lampadaires équipés de capteurs, qui détectent la présence d'un piéton, d'un vélo ou d'une voiture et adaptent la puissance de l’éclairage selon le passage. Il a permis de réduire la consommation « de 60 % avec une marge d'erreur de moins de 30 % », d’après les chiffres relayés par La Dépêche. Dans l'agglomération nantaise, une grande majorité de communes coupent l’éclairage la nuit, entre minuit et 5h30. Dans d'autres, il n'est que simplement abaissé. A l'Isle sur la Sorgue, chaque nuit, un abaissement de moitié du niveau d’intensité de l’éclairage pendant six heures permet de réaliser de substantielles sources d’économie d’énergie .
Alors, à quand Carnoux ?
Selon Anne-Marie Ducroux, présidente de l'Association Nationale pour la Protection du ciel et de l'Environnement Nocturne (ANPCEN) et membre du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), 40 % des communes éteignent l’éclairage une partie de la nuit et 12% ont déjà mis en place un éclairage intelligent.
L'association des Maires de France entend aider à cette évolution. Elle explique que l'argument ouvent avancé, la sécurité des biens et des personnes, n'est pas recevable, car 80 % descambriolages ont lieu en plein jour, et que 99% des délits et méfaits nocturnes ont lieux dans des rues bien éclairées.
Toujours est-il que continuer à gaspiller des finances et de l'énergie à éclairer toute la nuit est non seulement coûteux, mais aussi nuisible à la vie animale. Sans parler du ciel étoilé que les enfants auraient plaisir à (re)découvrir...
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