Carnoux citoyenne, écologiste et solidaire

La transparence et la vie municipale
vécue par des élus et un collectif citoyen 
à Carnoux-en-Provence (13)

Blog d'action municipale

Le premier ministre Jean Castex n'a pas annoncé ce soir 25 février de nouvelles mesures de lutte contre le Covid19 et ses effets. Il s'est contenté d'indiquer que si les chiffres ne s'amélioraient pas dans les prochains jours, il envisageait un certain nombre de restrictions dans une semaine. Jean Castex s'est ainsi référé à une valeur d'alerte : 250 cas positifs relevés par semaine pour 100 000 habitants pour une période glissante de 7 jours. C'est précisément la donnée que nous publions pratiquement chaque jour pour les communes de Carnoux, Cassis, Roquefort-la-Bédoule et Aubagne, ainsi que pour la métropole Aix-Marseille-Provence.

Taux d'incidence nettement supérieur à la côte d'alerte :

vers un confinement à géométrie variable pour notre commune ?

25/02/2021

Nos communes se situent en permanence, depuis l'été, au-dessus de la limite d'alerte annoncée par Jean Castex

 

Nous avons rajouté cette limite dans nos graphes réactualisés. Force est de constater, qu'à part une courte période début décembre, toutes nos communes se sont situées au-dessus de cette limite depuis l'été. De plus, depuis le début de l'année 2021, des vagues successives ont été observées (2 pour Cassis, 2 pour Roquefort, 1 pour Aubagne), autant de signes d'une situation non stabilisée et qui pouvait empirer du jour au lendemain.

 

Le 25 févier, dans les Bouches-du-Rhône, le "taux d'incidence" (nombre de cas positifs par rapport à la population) est, selon l'Agence Régionale de la Santé, de 334 cas hebdomadaires pour 100 000 habitants, soit 63 % au-dessus de la moyenne nationale (205 cas). Une situation évidemment préoccupante.

 

Les faux prétextes des non-décisions

 

Alors pourquoi tarder à prendre de nouvelles décisions au niveau national ? Jean Castex souhaite "se concerter avec les élus locaux"… Une intention sans doute louable, mais dont on peut quand-même penser qu'à quelques mois délections locales, elle vise d'abord à caresser dans le sens du poil des élus locaux qui ont été depuis 2017 déçus et méfiants vis-à-vis du gouvernement.

 

Les élus locaux sont en fait très peu informés de l'évolution de la pandémie. Questionnés, nous avons donné à plusieurs élus de notre métropole les clés (et contacts) que nous avions pour obtenir chaque jour les chiffres concernant leur commune ou le niveau infra-communal. Il y a quelques mois, le maire de Carnoux, interrogé en conseil municipal, avouait d'ailleurs ne pas disposer de chiffres sanitaires au niveau de sa commune. Car, si les données sont accessibles, elles ne le sont pas facilement, ni au niveau de Santé Publique France, ni au niveau de l'Agence Régionale de la Santé. D'ailleurs, plus que de chiffres, ce sont plutôt des "fourchettes" qui sont publiées, et souvent avec une semaine de retard. Alors que la pandémie a débuté en février 2020, nous ne disposons d'ailleurs d'aucune statistique locale fiable sur la période février-septembre 2020.

 

 

Les chiffres sanitaires de Carnoux

 

Selon nos informations et recoupements (SPF, ARS, CD13, médecins locaux), au 25 février :

  • 530 Carnussien(e)s ont été testé(e)s positives depuis septembre 2020 (sans doute 700, c'est-à-dire plus de 10 % de la population depuis un an)

  • 260 ont reçu au moins une première dose de vaccin

  • 8 ou 10 personnes sont décédées du Covid19 depuis le début de la pandémie

Le Préfet demande le retrait de 209 conventions de gestion de délégation entre la métropole et les communes...

L'éclairage public à Carnoux est concerné

06/03/2021

Nous avions à plusieurs reprises soulevé l'interprétation erronée de la Loi (MAPTAM de 2014 et NOTRe de 2015) concernant la délégation à outrance vers les communes des compétences de base de la métropole. Cette conception qui vise à vider la métropole de ses outils au profit des communes favorise le localisme et conforte les petites baronnies communales. Ceci handicape depuis des décennies la structuration administrative de notre espace urbain au détriment des services à des habitants dont les activités professionnelles, culturelles, sportives, éducatives, commerciales sont aujourd'hui réparties à l'échelle de la métropole. Cela nuit à la visibilité de l'action publique locale, les habitants ne comprenant pas qui fait quoi, où se prennent les décisions et qui est responsable. Nous avions d'ailleurs soulevé ce risque de dérives dès 2015 dans un ouvrage*.

 

* Entre peur et raison, la Métropole Aix-Marseille-Provence ", Jacques Boulesteix, Éditions de l'Aube

 

 

 

Le Préfet rappelle la métropole à l'ordre

 

Dans un courrier du 9 février, dévoilé le 5 mars par France 3, le préfet des Bouches-du-Rhône demande à la présidente de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence de récupérer des compétences illégalement déléguées à des dizaines de communes. La pratique concerne 934 conventions signées depuis 2018. Martine Vassal dispose de deux mois pour faire valoir ses arguments.

 

Dans cette lettre de quatre pages, Christophe Mirmand, préfet des Bouches-du-Rhône demande à Martine Vassal, présidente de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence de se mettre en conformité avec la Loi. À savoir de retirer dans les plus brefs délais les 209 dernières conventions de gestion adoptées le 17 décembre 2020 au profit de communes membres. 

 

Dans ces conventions, la Métropole se décharge de ses compétences notamment relatives à la défense extérieure contre l'incendie, à l'eau pluviale, au tourisme, aux parcs et aires de stationnement, aux zones d'activité et à l'éclairage public.  Le Préfet considère que cette démarche est illégale, car systématique, répétitive et massive. "Pour être légale, la prestation de service doit être ponctuelle ou d'une importance limitée", précise Christophe Mirmand. Or certaines de ces conventions ont fait l'objet d'un renouvellement par un avenant chaque année depuis trois ans. De quoi pérenniser un mode de gestion qui, à l'origine, ne doit être que temporaire. Le Préfet soulève également que La Métropole n'a pas le droit de déléguer aux communes le pouvoir de signer les contrats, y compris ceux qui ne relèvent pas de la commande publique.

 

Ceci touche Carnoux

 

Alors que le Préfet avait bien précisé, déjà, dans un courrier à la métropole le 28 janvier 2019 que "la loi du 27 janvier 2014 prévoit la compétence exclusive de la Métropole en matière d'aménagement de l'espace métropolitain, ce qui inclut l'éclairage public, en tant qu'élément indissociable de la compétence voirie", la métropole a continué dans son interprétation erronée de la Loi.

 

En juin 2019, une convention de gestion relative à la compétence "éclairage public" entre la commune de Carnoux et la Métropole était votée par les assemblées délibératives (conseil métropolitain, conseil municipal du 20 juin 2019 puis du 26 septembre 2019).

 

Le 17 décembre 2020, deux délibérations métropolitaines, approuvées le même jour par le conseil municipal, prolongeaient cette gestion déléguée, l'une concernant un second avenant pour l'éclairage et l'autre concernant l'enfouissement des réseaux d'éclairage public.

 

Le Préfet vient donc mettre un coup d'arrêt à ces conventions renouvelées et systématiques, estimant ce "mécanisme répétitif" contraire à la Loi.

 

 

L'éclairage public est une compétence métropolitaine, rappelle le Préfet.

Elle ne peut pas être rétrocédée aux communes d'une manière systématique et répétitive.

Témoignage d'une Carnussienne : j'étais à la manifestation du 7 mars à Marseille dans le cadre de la journée internationale du droit des femmes...

08/03/2021

Quelques remarques à propos de la manif du 7 mars à Marseille sur le vieux port dans le cadre de la journée du 8 mars : journée internationale de lutte pour les respect des droits de toutes les femmes.

 

Ce qui m’a, dans un premier temps surprise, c'étaient tous ces drapeaux violets. Ceux des femmes kurdes d’Europe (TJK-E), très bien organisées : le camion sono était à elles. Elles distribuaient un petit fascicule : « Erdogan devrait être poursuivi pour ses politiques féminicides », appel à la signature d’une pétition (www.100-reasons.org) qui devra être déposée aux Nations Unies pour exiger le début du processus de reconnaissance du féminicide comme crime similaire au génocide. Distribution d’un tract : solidarité mondiale de femme contre le patriarcat.  Il est clair qu’elles ne sont pas seules à subir le patriarcat !!!

 

Une discussion avec une représentante du « Nid » une très vieille association qui lutte aux côtés des prostituées », entre autre pour que soit appliquée la loi de 2016 qui poursuit les proxénètes et les clients et non les prostituées... La dernière version de la loi très difficile à mettre en pratique, en effet la plupart des rendez vous se font par internet sans qu’il y ait moyen de contrôle …

 ·  Chapitre Ier : Renforcement des moyens de lutte contre le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle (Articles 1 à 4)

·  Chapitre II : Protection des victimes de la prostitution et création d'un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle (Articles 5 à 16)

·  Chapitre III : Prévention et accompagnement vers les soins des personnes prostituées pour une prise en charge globale (Article 17)

·  Chapitre IV : Prévention des pratiques prostitutionnelles et du recours à la prostitution (Articles 18 à 19)

·  Chapitre V : Interdiction de l'achat d'un acte sexuel (Articles 20 à 21)

·  Chapitre VI : Dispositions finales (Articles 22 à 23)

 

Je retiens tout le côté accompagnement de la sortie de la prostitution. Peu de femmes s'en sortent en utilisant les dispositions établies par la loi, nous disait notre amie, et aucune sans conséquences psychologiques profondes... mais il est important de pousser à ce que la loi soit appliquée !!!

 

 e côté festif était assuré par un orchestre de tambours : ils étaient une bonne vingtaine. Dans la première photo deux de leur représentants.

 

C.T.

 

 

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